L’atelier typographique parisien

La maison qui accueille l’atelier typographique, doit d’abord être vaste. Elle doit pouvoir loger le patron et sa famille, les apprentis, et, le cas échéant, quelques compagnons travaillant à la casse ou à la presse.

À côté des lieux d’habitation, la maison fait surtout une large place aux espaces professionnels. Les zones de stockage sont nombreuses : le bâtiment doit accueillir les milliers de rames de papier blanc ou déjà imprimé. Au rez-de-chaussée, se tient l’espace de vente, ouvert sur la rue par des « fenestres » où les livres sont exposés sur des tablettes, soit déjà reliés, soit « en blanc ». Les espaces destinés à la composition et à l’impression sont plus ou moins nombreux selon le nombre de presses que possède l’atelier.

La maison qui accueille l’atelier typographique doit être vaste : elle doit pouvoir loger le patron et sa famille, les apprentis, et, le cas échéant, quelques compagnons travaillant à la casse ou à la presse.

La composition s’effectue souvent dans les étages, car le travail des ouvriers requiert beaucoup de lumière. Les presses peuvent être installées au rez-de-chaussée ou dans les étages, selon la place disponible. La maison doit posséder un puits, autour duquel s’organise la tremperiez. L’eau est en effet nécessaire pour humidifier le papier avant l’impression et pour laver les caractères après usage.

Dans tous les cas, le bâtiment doit être solide. Les planchers doivent pouvoir supporter plusieurs tonnes de plomb. Les presses, étançonnées au sol, aux murs et au plafond, font pression sur les maçonneries. Les baux accordés aux imprimeurs restreignent souvent les possibilités d’installation : tel bail précise que l’imprimeur ne pourra « installer de presses qu’au rez-de-chaussée » ; tel autre impose au locataire de faire reconstruire un mur de la maison, « en ce cas pourra icelui preneur faire imprimerie à deux presses, si bon luy semble, et non plus en la salle basse du rez-de-chaussée ».

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