Eusèbe de Césarée, Ecclesisticae hisoriae, Paris, Robert Estienne, 1544, détail de la page de titre. (École Estienne)Eusèbe de Césarée, Ecclesiasticae historiae, Paris, Robert Estienne, 1544, détail de la page de titre. (École Estienne)

L’œuvre (I) : les types grecs

Trois corps différents furent gravés entre 1543 et 1550 : un corps moyen de seize points, dit « gros romain» employé pour la première fois en 1543, un petit corps de neuf points, dit « cicéro », terminé en 1546, un gros corps de vingt points, dit « gros parangon », achevé en 1550.

Le dessin des poinçons suit exactement le modelé de l’écriture d’Ange Vergèce et ses multiples ligatures ; les capitales sont influencées par les caractères romains déjà gravés par Garamont. Une des particularités de ces lettres est l’introduction des accents et des esprits à l’aide de lettres crénées et la virtuosité de Garamont est manifeste dans les ligatures et le traitement des abréviations.

La virtuosité de Garamont est manifeste dans les ligatures et le traitement des abréviations.

Le premier livre imprimé avec les types grecs de Garamont est un alphabet grec publié en 1543, véritable plaquette publicitaire où l’on retrouve toutes les lettres et toutes les ligatures correspondant au premier corps gravé, le corps moyen. Pour chaque nouveau corps gravé, Robert Estienne publie un alphabet : en 1548, pour le cicéro, en 1550 pour le gros parangon.

Tout en répondant à des préoccupations pédagogiques, ces alphabets font connaître la beauté et la variété des nouveaux caractères.

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