La diffusion de l’imprimerie en Europe

Associé à Johann Fust et à Peter Schöffer, Gutenberg conçoit au milieu du XVe siècle les caractères mobiles métalliques. La diffusion de l’invention est rapide. À la mort de Gutenberg, deux ateliers existent dans la ville de Mayence (Allemagne). À la fin du XVe siècle, plus de 250 villes d’Europe sont dotées d’imprimeries. L’Allemagne et l’Italie sont les pays les mieux équipés, suivis par la France, la Suisse, l’Espagne, les pays d’Europe centrale et enfin l’Angleterre.

Au XVe siècle, l’Europe compte environ 100 millions d’habitants pour lesquels 30 à 35 000 éditions différentes sont réalisées, ce qui représente quelque 20 millions d’exemplaires.

À la mort de Gutenberg en 1468, deux ateliers existent dans la ville de Mayence. À la fin du XVe siècle, plus de 250 villes d’Europe sont dotées d’imprimeries.

Au XVIe siècle, les tirages sont peu importants et le nombre des éditions modeste : 60 000 environ en France pour un total européen de 200 000 à 300 000 éditions furent réalisées, soit 200 millions d’exemplaires.

La Bible de Gutenberg avait été imprimée à environ 180 exemplaires. Le tirage moyen de la production des incunables était probablement autour de 400 à 500 exemplaires. Au XVIe siècle, les tirages montent en général autour de 1 400 à 1 500 exemplaires.

Si l’imprimerie rencontre un tel succès, c’est d’abord parce que les conditions matérielles de son succès sont désormais réunies : le papier, invention chinoise passée en Espagne par l’intermédiaire des musulmans, s’est diffusé en Europe au cours du Moyen Âge. On trouve des moulins à papier en Sicile au XIIe siècle, à Fabriano (Italie) au XIIIe siècle, en France et en Allemagne dès le XIVe siècle.

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