Les bibliothèques parisiennes

Dans la lettre de Gargantua à son fils Pantagruel, qui séjourne à Paris ( Pantagruel, chapitre VIII ), Rabelais évoque son époque où « toutes les disciplines sont restituées, les langues instaurées... […] le monde est plein de gens savants, de précepteurs très doctes, de librairies très amples… ». Il faut dire qu’à Paris, les bibliothèques sont nombreuses, et certaines possèdent des richesses considérables. Il n’est pas un collège qui ne soit doté de sa propre « librairie ».

« Le monde est plein de gens savants, de précepteurs très doctes, de librairies très amples... ». Rabelais, Pantagruel, chap. VIII.

Les plus importantes sont ouvertes à un public d’humanistes et d’universitaires lettrés. C’est le cas, au cœur même du quartier Latin, de la bibliothèque de la Sorbonne, riche de plusieurs milliers de volumes (dont des centaines de manuscrits). De nombreuses bibliothèques sont installées « hors les murs », mais à proximité de la ville, dans les abbayes de Saint-Germain-des-Prés (au sud-ouest du rempart) ou de Saint-Victor (à l’est). La bibliothèque du Roi, installée à Fontainebleau en 1544, renferme des manuscrits et des éditions grecques liés à l’activité des lecteurs royaux.

Toutes ces richesses sont mises à profit par les hommes de lettres, qui explorent les bibliothèques pour y découvrir des textes inédits. Quelques ateliers d’imprimeurs cherchent à mettre la main avant leurs concurrents sur des textes inédits, mis ainsi au jour grâce à l’imprimerie.

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